UN HÉRITAGE,
UNE TRADITION & DES HOMMES

FOIE GRAS de STRASBOURG en ALSACE

La Maison Georges BRUCK est la dernière et l’unique entreprise familiale de foie gras qui existe encore à Strasbourg, en Alsace. Crée en 1852, elle est la seule rescapée d’une soixantaine de maisons de foies gras ayant existé dans la ville de Strasbourg et la seule à avoir su mener une activité pérenne et indépendante depuis sa création à ce jour. Aujourd’hui dirigée par la 5ème génération, elle continue de mettre en œuvre des produits de foies gras d’exception dans le respect des valeurs familiales.

Cinq générations de pérennité familiale
(Texte issue de l’ouvrage « L’alsace » Edition Roland Hirlé)
Georges Bruck demeure la seule entreprise en Alsace dont le savoir-faire particulier dans l’art de fabriquer le foie gras perdure depuis cinq générations et la seule à avoir su assurer son indépendance. Créée en 1852, la maison Bruck s’installe au 7, rue Friesé à Strasbourg en 1920 où elle se trouve toujours. Georges Bruck avait cédé l’affaire vers 1870 à Philippe Schmidt qui lui donna un essor remarquable. En 1902, le gendre, Robert Heusch, vient épauler son beau-père. A partir de 1927, c’est au tour du petit-fils, Eric Heusch, de prendre le relais. En 1928, la firme devient société en nom collectif.
En 1940, la maison Georges Bruck, dirigée par Robert Heusch, subit de plein fouet l’hostilité que les nazis vouaient aux Alsaciens réputés francophiles. La famille Heusch est expulsée et l’entreprise fermée durant toute la période de la guerre. La reprise se fait en 1946 dans ces conditions précaires et des horizons incertains. C’est qu’il faut trouver des foies et autres matières premières dans un univers régi par les cartes de rationnement. Les gaveurs doivent faire des demandes spéciales afin d’obtenir le maïs nécessaire au gavage.
Pourtant, dès l’automne 1947, la maison Georges Bruck a repris sa fabrication et, fait significatif, ses exportations.
Débuts difficiles certes, mais aussi prometteurs avec le rétablissement des arrivages de foies de Hongrie pour la saison 1949-1950. Jusque-là, il avait fallu se contenter de travailler les foies obtenus en Basse-Alsace, grâce à des attributions par le Syndicat des fabricants de pâtés de foie gras de Strasbourg de maïs aux gaveurs. Le rétablissement relativement rapide de Georges Bruck découle par ailleurs de son extraordinaire implantation dans un grand nombre de pays étrangers.
Cette reconquête des marchés extérieurs n’allait pas se démentir jusqu’en 1956 ; dix ans après des débuts difficiles, Georges Bruck réalise 80% de son chiffre d’affaires hors de France.
L’année 1956 est doublement significative pour les fabricants strasbourgeois en général et Georges Bruck en particulier : c’est l’année qui voit fixer par l’administration l’ensemble des règles et des normes de fabrication du foie gras, et c’est l’année qui voit entrer dans l’entreprise Philippe Heusch. 1956 a aussi été une année extrêmement difficile du fait de la révolution hongroise durement réprimée par les Soviétiques et des difficultés qui en ont découlé pour les approvisionnements en foie gras provenant de ce pays. N’oublions pas que les transformateurs alsaciens sont toujours tributaires de l’importation de foies danubiens. Les années suivantes ont également été touchées par la mainmise soviétique sur l’économie hongroise.
En 1974, Philippe Heusch succède à son père à la direction de l’entreprise. Il concourt à assurer à la société un développement toujours plus étendu tout en maintenant les traditions séculaires qui ont fait la force et le renom de la maison.
Si les cours princières aujourd’hui se font rares, la commercialisation de ses foies gras se fait toujours en grande partie auprès des établissements de luxe en France et à l’étranger. Depuis ces dernières années, son fils Vincent, arrière-arrière-petit-fils de Philippe Schmidt, assure la direction de la société au côté de son père.
C’est ainsi que la cinquième génération d’une même famille préside aux destinées d’une même maison. En fait, Georges Bruck demeure la seule entreprise dont la pérennité a été assurée par la même dynastie et la seule qui n’ait jamais été contrôlée par quelque groupe que ce fût.